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Du train



 

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« Ceux qui n’écrivent pas »

Dans La Préparation du Roman , Barthes fait part d’une interrogation qui, lorsque je l’ai lue pour la première fois, me paraissait pertinente, allant de soi, mais qui me paraît de plus en plus curieuse. Elle concerne les lecteurs. Dans toute cette partie du cours, Barthes réfléchit aux raisons et méthodes menant à l’écriture. Son point de départ est que le désir d’écrire naît de la lecture, d’un choc esthétique que l’on voudrait reproduire ; défendre une cause, militer, distraire etc. sont des motifs valables mais plutôt rétrospectifs : des alibis. Cela me paraît très juste, la dynamique de la lecture et de l’écriture étant, me semble-t-il, bien plus centripète que centrifuge.               Bref, un peu plus tard, après avoir fait un détour par les questions d’imitation et d’inspiration, Barthes en vient à une étrange digression s’intitulant « Ceux qui n’écrivent pas ». Et c’est là que survient cette interrogation fausse...

#Confits-nés 2

Deuxième billet, troisième jour. L'été s'est jeté sur nous avec fureur. On a ouvert grand les fenêtres, le soleil de mars déferle, on se perd dans un ciel enfin bleu depuis nos cours d'immeuble, à défaut de le faire depuis la plage ou la forêt. Les pessimistes y verront un malheur de plus et une ironie tragique. Loin de moi d'être dérangé par les rayons chauds dans le dos alors qu'on improvise une recette plus ou moins réussie. La cuisine devient une des activités les plus réjouissantes de nos journées. On y passe délibérément du temps. Je m'y adonne avec beaucoup plus de soin et de minutie que d'habitude. Émincer un oignon devient un acte qui relève d'un artisanat soigné, précis et délicat - porcelaine de Limoges, marbre de Carrare. Surtout, surtout, on redécouvre, avec délice ou angoisse, que cuisiner, c'est surtout l'art des restes . On ouvre frigo et placard et l'on doit souvent se résoudre à combiner divers éléments du système - vieu...